Loi martiale et militarisation de la santé publique : le programme mondial de vaccination contre la grippe H1N1

Publié: 13 août 2009 dans Grippe A

loi martialLoi martiale et militarisation de la santé publique : le programme
mondial de vaccination contre la grippe H1N1

par Michel Chossudovsk.

Mondialisation.ca, Le 10 aout 2009

Nous publions ici la première partie en français de l’article «
Martial Law and the Militarization of Public Health: The Worldwide
H1N1 Flu Vaccination Program ». La deuxième partie de l’article sera
publiée en français la semaine prochaine.

« La saison de la grippe est à nos portes. Quel type de grippe nous
préoccupera cette année et quelle sorte de vaccin nous recommandera-t-
on? Vous rappelez-vous de la panique autour de la grippe porcine en
1976? C’est l’année où le gouvernement étatsunien nous a affirmé que
cette grippe pourrait s’avérer mortelle et se propager à travers le
pays, et Washington avait décidé que chaque homme, femme et enfant de
la nation devrait être vacciné afin de prévenir une épidémie à
l’échelle nationale, une pandémie. » (Mike Wallace, CBS, 60 Minutes, 4
novembre 1979)

« Les fonctionnaires fédéraux et des représentants de l’industrie
s’étaient rassemblés pour discuter d’une nouvelle étude troublante
soulevant des questions inquiétantes sur l’innocuité d’un hôte présent
dans les vaccins infantiles communs administré aux enfants et aux
jeunes enfants. Selon un épidémiologiste du Centre for Disease Control
(CDC), Tom Verstraeten, qui a analysé l’importante base de données de
l’agence contenant les dossiers médicaux de 100 000 enfants, un agent
de conservation à base de mercure présent dans les vaccins – le
thimérosal – semblait être responsable d’une hausse dramatique des cas
d’autisme, ainsi que la cause d’autres troubles neurologiques chez les
enfants […].»

« Il est difficile de calculer les dommages causés à notre pays – et
aux efforts internationaux visant à éradiquer les maladies épidémiques
– si les nations du tiers-monde en viennent à croire que l’initiative
d’aide à l’étranger la plus claironnée des États-Unis empoisonne leurs
enfants. Il n’est pas difficile de prédire comment ce scénario sera
interprété par les ennemis des États-Unis à l’étranger. » (Robert F.
Kennedy Jr., Vaccinations: Deadly Immunity, juin 2005)

« Les vaccins sont censés améliorer notre santé. Toutefois, en 25
ans comme infirmière, je n’ai jamais vu autant d’enfants esquintés et
malades. Il arrive quelque chose de très mauvais à nos enfants.
» (Patti White, infirmière scolaire, discours devant le House
Government Reform Committee, 1999, cité dans Robert F. Kennedy Jr.,
Vaccinations: Deadly Immunity, juin 2005)

grippe-epidemie« Sur la base des données factuelles disponibles et de leur
évaluation par ces spécialistes, les critères scientifiques
définissant une pandémie de grippe sont remplis. J’ai donc décidé
d’élever le niveau d’alerte à la pandémie de grippe de la phase 5 à la
phase 6. La pandémie de grippe 2009 a maintenant commencé. » (Margaret
Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé
(OMS),point de presse 11 juin 2009)

« Jusqu’à 2 milliards de personnes pourraient êtres infectés dans
les deux prochaines années, soit près d’un tiers de la population
mondiale. » (OMS, citée par les médias occidentaux, juillet 2009)

« La grippe porcine pourrait toucher jusqu’à 40 pour cent des
Étatsuniens dans les deux prochaines années et plusieurs centaines de
milliers de personnes pourraient mourir si une campagne de vaccination
et d’autres mesures s’avèrent inefficaces. » (Énoncé officiel du
gouvernement étatsunien, Associated Press, 24 juillet 2009).

« Les États-Unis prévoient que 160 millions de doses de vaccin
contre la grippe porcine seront disponibles durant le mois d’octobre
» (Associated Press, 23 juillet 2009)

« Dans le meilleur des scénarios, les fabricants de vaccins
pourraient produire annuellement 4,9 milliards de vaccins antigrippaux
contre la pandémie. (Margaret Chan, directrice générale de l’OMS,
citée par Reuters, 21 juillet 2009)

« Les pays les plus riches, comme les États-Unis et la Grande-
Bretagne, paieront un peu moins de 10 $ par dose [du vaccin
antigrippal H1N1]. […] Pour les pays en développement, le prix sera
moindre. » [Il s’agit d’environ 400 milliards de dollars pour Big
Pharma] (Business Week, juillet 2009)

Une guerre sans frontières, une grande dépression, une aventure
militaire au Moyen-Orient et une énorme concentration de la richesse
provenant de la restructuration du système financier mondial.

Les désordres économiques et sociaux qui se manifestent sont profonds. »

Des vies sont détruites.»

Le monde est au seuil de la plus grande crise de l’histoire moderne.»

Les faillites, le chômage de masse et l’effondrement des programmes
sociaux en sont les conséquences passées sous silence.

Mais l’opinion publique doit continuer à ignorer les causes de la
crise mondiale.

« Le pire de la récession est derrière nous »;

« De plus en plus de signes démontrent une reprise économique »;

« La guerre au Moyen-Orient est une « guerre juste » », une entreprise
humanitaire;

Les forces de la coalition prennent part au « maintien de la paix »,
nous « combattons le terrorisme avec la démocratie » ;

« Nous devons nous défendre contre des attaques terroristes »

Les chiffres concernant les morts civiles sont manipulés. Des crimes
de guerre sont occultés.

On induit les gens en erreur sur la nature et l’histoire du nouvel
ordre mondial.

Les vraies causes et conséquences de cet effondrement économique et
social planétaire demeurent voilées. Les réalités sont sens dessus
dessous. La « vraie crise » doit être obscurcie par des mensonges
politiques et la désinformation médiatique.

Il est dans l’intérêt des courtiers politiques en énergie et des
principaux acteurs de la finance de détourner l’attention du public de
toute compréhension de la crise mondiale.

Quel est le meilleur moyen d’atteindre cet objectif?

En créant de façon factice un climat de peur et d’intimidation servant
à affaiblir et désarmer la dissidence organisée dirigée contre l’ordre
économique et politique établi.

Le but est de miner toute forme d’opposition et de résistance sociale.

Nous faisons face à un projet diabolique. Le public ne doit pas
uniquement demeurer dans l’obscurité : alors que la crise s’aggrave,
alors que les gens s’appauvrissent, les vraies raisons doivent être
remplacées par un ensemble de relations fictives.

On annonce une crise sur de faux fondements : « la guerre mondiale au
terrorisme » est essentielle pour induire le public en erreur sur la
guerre au Moyen-Orient, laquelle est une bataille pour le contrôle de
réserves importantes de pétrole et de gaz naturel.

Le mouvement antiguerre est affaibli, les gens sont incapables de
réfléchir. Ils appuient sans équivoque le consensus de la « guerre au
terrorisme », ils acceptent les mensonges politiques. Dans leur for
intérieur, les terroristes menacent leur subsistance.

Dans ce contexte, l’occurrence de « désastres naturels », de «
pandémies » et de « catastrophes environnementales » joue également un
rôle politique utile. Elle déforme les vraies causes de la crise et
justifie une urgence sanitaire publique mondiale sur des bases
humanitaires.

La pandémie mondiale de grippe porcine H1N1 : vers une urgence
sanitaire publique mondiale?

La pandémie mondiale de grippe porcine H1N1 sert à tromper l’opinion
publique.

La pandémie de 2009 qui a débuté au Mexique en avril tombe à point :
elle coïncide avec une dépression économique qui s’intensifie et se
produit à l’heure d’une escalade militaire.

Les données épidémiologiques sont fabriquées, falsifiées et
manipulées. Selon l’OMS, une épidémie à l’échelle mondiale est
maintenant imminente et menace la subsistance de millions de personnes.

Une « catastrophe » est en préparation. L’OMS et le CDC des États-Unis
sont des organismes qui font autorité, pourquoi mentiraient-ils? Bien
que sujettes aux erreurs accidentelles, il est inimaginable que les
informations communiquées par ces organisations soient falsifiées ou
manipulées.

Les gens croient que la crise de santé publique à l’échelle mondiale
est réelle et que les fonctionnaires du milieu de la santé «
travaillent pour le bien public »

La presse confirme l’intention du gouvernement étatsunien d’implanter
un programme de vaccination H1N1 de masse pour la période automne-
hiver 2009. Un contrat important pour l’obtention de 160 millions de
doses a été conclu avec Big Pharma, une quantité suffisante pour
inoculer plus de la moitié de la population des États-Unis. Des plans
similaires sont en cours dans d’autres pays occidentaux, dont la
France, le Canada et le Royaume-Uni.

On recrute des volontaires pour tester le vaccin contre la grippe
porcine pendant le mois d’août, dans le but d’implanter un programme
de vaccination national à l’automne.

Manipulation de données

Il existe suffisamment de preuves, documentées dans de nombreux
reportages, que l’alerte de niveau 6 de l’OMS est basée sur des
preuves fabriquées et une manipulation des chiffres concernant la
mortalité et la morbidité résultant de la grippe porcine H1N1.

Les données utilisées à l’origine pour justifier l’alerte mondiale de
l’OMS de niveau 5 en avril 2009 étaient extrêmement rares. L’OMS a
fait valoir sans preuves qu’une « épidémie mondiale de la maladie
[était] imminente ». L’organisation a falsifié les données mexicaines
sur la mortalité relatives à la pandémie de grippe porcine. La
directrice générale, Dre Margaret Chan, déclarait le 29 avril : «
Jusqu’à présent, 176 personnes sont mortes au Mexique. » De quoi? D’où
prend-elle ces chiffres? Cent cinquante-neuf décès ont été attribués à
l’influenza, dont sept seulement sont dus la souche H1N1 et ont été
corroborés par des analyses en laboratoire selon le ministère de la
Santé du Mexique.

De même, en avril à New York, des centaines d’enfants auraient été
infectés par l’influenza H1N1. Pourtant, dans aucun de ces cas le
diagnostic n’a été corroboré par un test en laboratoire.

« Dr Frieden a dit que les autorités sanitaires sont arrivées à une
conclusion préliminaire après avoir effectué des recherches
virologiques sur des prélèvements de nez et de gorge provenant de huit
élèves, ce qui leur a permis d’éliminer les autres souches de grippe. »

Des tests ont été effectués chez des élèves de Queen, mais ces
derniers n’étaient pas concluants : aucun rapport d’analyse en
laboratoire n’a permis d’identifier la présence du virus d’influenza
parmi ces « centaines d’élèves ». En fait, les rapports sont
contradictoires : selon ceux-ci, le CDCP situé à Atlanta est le « seul
laboratoire au pays pouvant confirmer la présence de la nouvelle
souche de grippe porcine, appelée H1N1. » (Michel Chossudovsky,
Political Lies and Media Disinformation regarding the Swine Flu
Pandemic, Global Research, mai 2009. La dernière citation est du New
York Times, 25 avril 2009)

L’influenza est une maladie commune. Sans un examen approfondi en
laboratoire, on ne peut pas confirmer l’identité du virus.

De nombreux cas d’influenza saisonnière sont recensés annuellement aux
États-Unis. «Selon le Journal de l’Association médicale canadienne, la
grippe tue jusqu’à 2500 Canadiens et 36 000 États-uniens chaque année.
Le nombre de décès attribués à la grippe dans le monde se situe entre
250 000 et 500 000 par an. » (Thomas Walkom, Toronto Star, 1er mai 2009)

Le CDCP et l’OMS reclassent couramment un nombre élevé de cas commun
d’influenza dans la catégorie de la grippe porcine H1N1.

« En raison du nombre croissant de cas dans de nombreux pays, où l’on
assiste à une transmission communautaire durable du virus, il est
extrêmement difficile, voire impossible, pour les pays d’essayer de
confirmer les cas en laboratoire. En outre, dans ces pays, le
recensement des cas n’est désormais plus essentiel pour contrôler le
niveau ou la nature du risque que représente le virus pandémique, ou
pour orienter l’application des mesures les plus appropriées pour y
faire face. » (Note d’information de l’OMS, 2009)

L’OMS admet l’absence fréquente de tests en laboratoire au niveau
national, tout en soulignant que des confirmations en laboratoire ne
sont pas nécessaires à la collecte de données afin de déterminer la
propagation de la maladie :

« Une stratégie axée sur la détection, la confirmation en laboratoire
et l’étude de l’ensemble des cas, y compris les cas bénins, exige
énormément de ressources. Dans certains pays, cette stratégie absorbe
la quasi-totalité des moyens des laboratoires et des capacités de
riposte, laissant peu de ressources pour le suivi et l’étude des cas
graves et des autres événements exceptionnels. […] Pour toutes ces
raisons, l’OMS ne publiera plus de tableaux indiquant le nombre total
de cas confirmés dans l’ensemble des pays. Cependant, afin de
continuer à rendre compte de la propagation mondiale de la pandémie A
(H1N1), des informations seront régulièrement communiquées sur la
situation dans les pays nouvellement touchés. L’OMS continuera à
demander à ces pays de notifier les premiers cas confirmés et, dans la
mesure du possible, de fournir le nombre hebdomadaire cumulé de cas et
de décrire l’épidémiologie des premiers cas. » (Ibid)

Lors d’une conférence de presse de l’OMS en juin 2009, on a soulevé la
question des tests en laboratoire :

« Marion Falco, CNN Atlanta : Ma question est peut-être élémentaire,
mais si vous ne – et je m’en excuse – si vous n’exigez pas de tests
dans les pays où de nombreux cas ont été confirmés, comment faites-
vous la distinction entre la grippe saisonnière et cette grippe
particulière. Comment allez-vous séparer les chiffres?

Dr Fukuda, OMS, Genève : Nous ne recommandons pas de ne faire aucun
test. En fait, lorsque les directives seront annoncées, elles
suggèreront aux pays d’adapter leurs tests de façon à ne pas essayer
de tester tout le monde, mais bien sûr de continuer à tester certaines
personnes exactement pour les raisons que vous évoquez. Lorsque les
gens seront atteints de maladies semblables à l’influenza, il sera
important pour nous de savoir si elles sont causées par le virus
pandémique ou les virus saisonniers. Nous suggérons que même si l’on
diminue la quantité de tests, nous serons malgré tout capables de
saisir le tout et donc nous n’avons pas besoin de tester tout le monde
dans ce but, mais nous continuerons à recommander un certain niveau de
tests – à un niveau moindre, chez les personnes dont la maladie
persiste. (Voir la transcription de la conférence virtuelle de l’OMS,
Dr Keiji Fukuda, Sous-directeur général chargé de la sécurité
sanitaire et de l’environnement, OMS, Genève, juillet 2009, c’est nous
qui soulignons) f

« Saisir le tout »? Ce que suggère le précédent énoncé de l’OMS est
que :

1) L’OMS ne collecte pas de données sur la propagation du virus H1N1
basées sur des confirmations systématiques en laboratoire.

2) En fait l’OMS dissuade les fonctionnaires nationaux de la santé
d’effectuer des détections et des confirmations en laboratoire, tout
en faisant pression sur les autorités nationales de santé publique
pour qu’elles livrent à l’OMS les données relatives aux cas de H1N1
sur une base hebdomadaire.

3) Dans sa déclaration, l’OMS ne fait référence qu’aux « cas confirmés
». Elle ne fait pas la distinction entre les cas confirmés et les cas
non confirmés. Il semblerait que les cas « non confirmés » sont
classés dans les cas confirmés et que les chiffres sont ensuite
utilisés par l’OMS pour prouver que la maladie se propage. (Voir les
tableaux de l’OMS : http://www.who.int/csr/don/2009_07_06/en/index.html)

Les symptômes de la grippe porcine sont les mêmes que ceux de
l’influenza saisonnière : fièvre, toux et maux de gorge.L’incidence
généralisée de la grippe commune est utilisée pour générer des
rapports livrés à l’OMS relativement à la grippe porcine H1N1.
Néanmoins, dans le communiqué cataloguant les données nationales,
l’OMS utilise les termes « nombre de cas confirmés en laboratoire »,
tout en admettant que ces cas sont, dans bien des cas, non confirmés.

Pandémie mondiale

L’OMS détermine des tendances sur la propagation de la maladie en
utilisant essentiellement des données non confirmées. En se basant sur
ces extrapolations, l’OMS déclare maintenant, en l’absence de
confirmation en laboratoire, que « près de 2 milliards de personnes
pourraient être infectées dans les deux prochaines années, soit près
du tiers de la population mondiale.» Aux États-Unis, le CDC situé à
Atlanta suggère pour sa part que « la grippe porcine pourrait toucher
jusqu’à 40 pour cent des États-uniens dans les deux prochaines années
et plusieurs centaines de milliers de personnes pourraient mourir si
une campagne de vaccination et d’autres mesures s’avèrent inefficaces.
» (AP, 24 juillet 2009).

Comment en sont-ils venus à ces chiffres?

L’estimation du CDC n’a rien à voir avec une évaluation de la
propagation du virus H1N1. Elle est basée sur l’extrapolation
technique au pro rata de tendances sous-jacentes à la pandémie de
1957, dont 70 000 personnes sont mortes aux États-Unis. Cette
présomption veut que la grippe H1N1 ait « la même voie de transmission
» que la pandémie de 1957.

Créer une crise lorsqu’il n’y a pas de crise

L’intention politique latente est d’utiliser la phase 6 de l’OMS, dite
de pandémie, afin de détourner l’attention du public d’une crise
sociale imminente et profonde, laquelle est due en grande partie à une
grave dépression économique mondiale.

« Sur la base des données factuelles disponibles et de leur
évaluation par des spécialistes, les critères scientifiques
définissant une pandémie de grippe sont remplis. J’ai donc décidé
d’élever le niveau d’alerte à la pandémie de grippe de la phase 5 à la
phase 6. La pandémie de grippe 2009 a maintenant commencé. […] Dire
qu’il s’agit d’une pandémie lance également un signal à la communauté
internationale. C’est une période où les pays du monde, riches ou
pauvres, grands ou petits, doivent s’unir au nom de la solidarité
mondiale afin de s’assurer qu’aucun pays, qu’aucun peuple, ne soit
abandonné et sans aide en raison de ressources précaires. […] L’OMS
est en contact avec des communautés donatrices, des partenaires de
développement, des pays aux maigres ressources ainsi qu’avec des
compagnies pharmaceutiques et des fabricants de vaccins. (Margaret
Chan, directrice générale de l’OMS, point de presse, 11 juin 2009)

Margaret Chan, directrice générale de l’OMS

Y a-t-il un meilleur moyen de soumettre les citoyens de la nation, de
refréner le ressentiment des gens devant l’accroissement du chômage?

Créer une pandémie mondiale, instaurer un climat d’anxiété et
d’intimidation, démobilisant une action publique organisée
significative contre l’enrichissement programmé d’une minorité de la
société. La pandémie de grippe est utilisée afin de prévenir la
résistance organisée contre les politiques économiques du gouvernement
en faveur des élites financières. Cela procure à la fois un prétexte
et une justification pour adopter des procédures d’urgence. Sous la
législation actuelle des États-Unis, la loi martiale, signifiant la
suspension du gouvernement constitutionnel, pourrait être invoquée en
cas de « catastrophe », incluant une pandémie de grippe porcine H1N1.

La loi martiale

La législation héritée de l’administration Clinton, sans parler des
Patriot Acts I et II post-11 septembre, permettent à l’armée
d’intervenir dans les activités impliquant l’application de la loi. En
1996, une législation a été adoptée, laquelle permettait à l’armée
d’intervenir en cas d’urgence nationale. En 1999 le Defense
Authorization Act (DAA) de Clinton a étendu ces pouvoirs (ceux de la
législation de 1996) en créant une exception au Posse Comitatus Act,
qui permet à l’armée de prendre part aux affaires civiles « même s’il
n’y a pas d’urgence ». (Voir ACLU)

Toutefois, dans la législation de l’ère Clinton, les grandes lignes
sur la question d’une pandémie ou d’une urgence touchant la santé
publique n’ont pas été explicitement exposées.

Le désastre de Katrina (2005) représente une délimitation, un point
tournant menant de facto à la militarisation de l’aide d’urgence :

« Le désastre qui a frappé la Nouvelle-Orléans et le sud de la côte du
Golfe a donné lieu à la plus vaste mobilisation militaire en sol
étatsunien de l’histoire moderne. Près de 65 000 militaires
étatsuniens sont maintenant déployés dans la zone du désastre,
transformant ainsi la ville portuaire dévastée en une zone de guerre.
» (Bill Van Auken, Wsws.org, septembre 2005)

Les ouragans Katrina (août 2005) et Rita (septembre 2005) ont
contribué à justifier le rôle de l’armée lors de désastres naturels.
Ils ont également contribué à modeler la formulation des directives
présidentielles et les législations subséquentes. Le président Bush a
appelé l’armée à devenir « l’agence principale » de secours en cas de
catastrophe :

« […] L’autre question que j’ai posé était bien sûr s’il y a une
circonstance dans laquelle le département de la Défense devient
l’agence principale. Il est clair que ce serait le cas advenant une
attaque terroriste, mais existe-t-il un désastre naturel – d’une
certaine envergure – qui pourrait permettre au département de la
Défense de devenir la principale agence à coordonner et mener
l’intervention. Le Congrès devra y réfléchir sérieusement. (Conférence
de presse, 25 septembre 2005)

À suivre.

Première partie de l’article original en anglais, Martial Law and the
Militarization of Public Health: The Worldwide H1N1 Flu Vaccination
Program, paru le 26 juillet 2009.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la
mondialisation et professeur d’économie à l’Université d’Ottawa. Il
est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11
septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre
mondial (best-seller international publié en 12 langues).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s